Engagement de skeyes envers la sécurité
Découvrez la raison d’être de skeyes et son engagement à intégrer les drones dans l’espace aérien en toute sécurité
La gestion de la sécurité consiste essentiellement à comprendre, gérer et même contrôler les risques liés à une activité spécifique. Depuis des années, en tant qu’ANSP, nous analysons l’impact des changements sur le système ATM (Air Traffic Management). Celui-ci est constitué, dans ce contexte, de quatre éléments, à savoir les Personnes, les Procédures et les Equipements, le tout dans un Environnement défini.
Le monde de l’aviation est connu pour son conservatisme pour diverses raisons valables et c’est sans aucun doute une bonne chose. Il ne faut jamais prendre aucun risque ! On peut facilement affirmer que notre « Environnement » est plutôt stable. Cette caractéristique a permis aux Managers opérationnels Aviation et ATC ainsi qu’aux Experts en sécurité de se concentrer sur les trois autres éléments et, à ce titre, d’obtenir un niveau de compréhension élevé et mature. Seuls les plus hauts niveaux de compréhension permettent de contrôler les risques.
Avec l’arrivée des drones dans le monde, le système ATM tel que décrit ci-dessus, est évidemment en train de changer. Les drones et leurs opérateurs, qui la plupart du temps ne satisfont pas aux normes de l’aviation avec équipage, sont introduits dans l’Environnement ATM et sont donc soumis à la gestion des changements et de la sécurité. Cette nouvelle réalité entraîne inévitablement une adaptation des trois autres éléments. Les Personnes doivent être formées, les Procédures et les Equipements doivent être adaptés tant pour les drones coopératifs que non coopératifs.
Aujourd’hui, l’objectif des Experts en sécurité est de comprendre tous les aspects du système UTM et de se préparer à l’intégration ultérieure de l’UTM dans l’ATM. Cela nécessitera une collaboration étroite et continue entre tous les stakeholders : les anciens et les nouveaux. L’un des défis sera de continuer à apprendre, à un rythme soutenu, de l’expertise de chacun, à bien comprendre les risques et à pouvoir les maîtriser, toujours et en toutes circonstances.
Brussels Airport et skeyes continuent d’explorer les possibles utilisations de drones à l’aéroport grâce à une deuxième série de journées de test. Ces dernières se concentrent de manière spécifique sur l’utilisation de drones pour monitorer les oiseaux sur le site de l’aéroport et les diriger à l’écart des avions si nécessaire. Les tests se déroulent dans des conditions sûres, pendant les opérations normales et n’auront aucun impact sur le trafic aérien.
Le fournisseur belge de services de navigation aérienne skeyes utilisera à l'avenir un drone CNS (Communication, Navigation, Surveillance) spécialement développé par son homologue suisse Skyguide pour contrôler la performance des systèmes d’aides à la navigation. L'utilisation de ce drone permettra d'améliorer les procédures de mesure et contribuera à réduire les émissions. Développé par les ingénieurs de Skyguide, le drone CNS fournit des résultats plus précis en collectant les données en vol, qui sont ensuite contrôlées et vérifiées au sol à l'aide d'un logiciel intégré. Le drone est déjà utilisé avec succès dans les aéroports de Genève et de Zurich depuis 2018, où il contribue à réduire le nombre de vols de contrôle, les coûts de maintenance et le bruit.
La nouvelle réglementation européenne relative aux drones est entrée en vigueur le 31 décembre 2020. Cela a des conséquences considérables pour le trafic aérien. Six mois plus tard, skeyes effectue une première évaluation.
Brussels Airport et skeyes testent cette semaine le déploiement opérationnel de drones à l’aéroport, et autour de celui-ci. Il s’agit de faire évoluer, dans un environnement sécurisé, un drone de sécurité innovant pouvant être piloté à grande distance, afin de vérifier comment des drones peuvent augmenter la sûreté, la sécurité et l’efficience des opérations aéroportuaires. En outre, on teste également un système de détection des drones permettant de repérer les drones indésirables, car dans des circonstances normales ceux-ci ne sont pas autorisés sur l’aéroport, ni autour de celui-ci.